samedi 27 juin 2015

Rangiroa, archipel des Tuamotus, 4 au 9 mai 2015

Après à peine 15 minutes d'avion, nous rejoignons l'île voisine de Rangirao, principal atoll des Tuamotus, comptant environ 3000 habitants.
Rangiroa est le plus grand atoll des Tuamotus, le 3ème atoll le plus grand au monde. Il pourrait contenir l'île de Tahiti !

Extrémité Ouest de l'Atoll de Rangiroa vue du ciel, on voit le "lagon bleu" (cf. ci-dessous) en bas à gauche
Henriette, la gérante de la petite pension du même nom, comptant seulement deux chambres, nous attend à l'aéroport. Henriette est une mamy très gentille qui nous a maternés pendant tout notre séjour. Sa pension se situe dans le village (pratique pour aller manger au snacks quand on ne profite pas de la demi pension proposée par Henriette).
L'ambiance y est familiale, les petits enfants d'Henriette passent à la maison au bord du lagon après l'école, les adultes partent pêcher, etc.
Le 1er soir, des personnes de la famille nous amènent à la marina toute proche pour observer les requins dormeurs qui y viennent en nombre le soir. Décidément, comme les raies manta à Tikehau, la Polynésie réserve plein de petites surprises de ce genre !

Requin dormeur à la marina de Rangiroa
Le lendemain, le club de plongée "six passengers" vient nous chercher pour nos premières plongées sur l'atoll.

rtue Ce que nous ignorions avant notre arrivée, est que les plongées aux Tuamotus dépendent beaucoup des l'orientations de courants.
Les plongées les plus spectaculaires se déroulent pendant les courants "entrants" (quand le courant entre de l'océan dans le lagon) : les gros pélagiques rentrent à ce moment dans la passe et l'eau claire de l'océan rend la visibilité extraordinaire.

Malheureusement pour nous, nous n'aurons pas de courant entrant à Rangiroa pendant notre séjour et avons effectué nos plongées, "sortantes" du coup, en bordure du récif au niveau des passes, côté océan. Les plongées restent très belles.
La première plongée a lieu à la passe d'Avatoru après seulement quelques minutes de bateau. Malheureusement le passe n'était pas très fréquentée par les poissons lors de notre visite.
Après une pause au club de plongée, la seconde plongée s'est déroulée à la passe de Tiputa, souvent fréquentée par des dauphins.

Pause au club de plongée, en attendant de reparitr à la passe de Tiputa
Après les avoir entendus pendant plusieurs minutes sous l'eau, nous avons eu la chance d'observer un grand dauphin pendant quelques secondes !

Dauphin :)


Rencontre avec une petite tortue marine bien curieuse :

Moi et une autre petite tortue marine très peu farouche
L'après midi, nous avons eu l'occasion d'observer des minis requins pointe noire et de petites raies au bord de l'eau juste à côté de notre pension.
Raies dans quelques dizaines de centimètres d'eau
Mini requin pointe noire
Le lendemain, nous nous sommes beaucoup reposés et avons visité une des fermes perlières de l'atoll.

Plage de notre pension :)
Petite baignade à deux pas de notre chambre
Les perles noires de Tahiti sont pour la plupart produites aux Tuamotus. Une espèce bien spécifique d'huître produisant de la nacre colorée permet la perliculture par greffe : un nucléon est implanté dans l’huître vivante qui va entouré ce corps étranger de nacre, formant, lentement, une perle. Les "greffeurs" reçoivent une formation de 2 ans avant de maîtriser la technique !

Perle prête à être récoltée, située dans la "poche perlière" de l'huître, au niveau du pouce de la présentatrice
Il s'agit d'un bijou de luxe dont la qualité (et donc le prix) varie en fonction de la forme (ronde, ovale, etc.), du lustre, de la présence de défauts, de la taille, etc. Leur couleur peut varier du bleu ciel au vert foncé en passant par la couleur "aubergine", etc.

Magasin de la ferme perlière
J'ai donc pu acheter une perle directement chez le producteur. J'ai choisi une perle, ils l'ont ensuite rapidement percée et montée sur un collier tout simple, un très beau souvenir.
J'ai même eu une belle réduction grâce à Henriette, dont la belle fille travaille au magasin de la ferme perlière.
Je vous laisse imaginer le prix des rangs complets de perles !

Le lendemain, nous sommes de retour au club de plongée.
Malheureusement, pour notre 1ère plongée, nous nous retrouvons avec deux plongeurs très débutants dont le niveau va nous empêcher d'aller dans la zone où les dauphins peuvent être observés (très frustrant). Nous avons quand-même eu la chance d'observer une "chasse" sous l'eau : un énorme thon pourchassant un banc de poissons filant à toute vitesse, qui est ensuite reparti avec un poisson en bouche.

Banc de baracudas, dans une eau limpide
Requin pointe blanche :


Nous avons replongé en fin de journée (sans les débutants cette fois:) pour une plongée "sunset". Au coucher du soleil, c'est vraiment l'heure de pointe sous l'eau, des milliers de poissons et une belle raie léopard pour terminer la journée.


Raie léopard, plongée "sunset"
Le lendemain, veille de notre départ de Rangiroa en avion, pas de plongée au programme : pas de trajets en avion (ou de montée en altitude) moins de 24h après une plongée, 12 heures dans le cas des avions Air Tahiti volants très bas entre les atolls proches ; sinon c'est risquer un accident de décompression.
Nous avions donc prévu une excursion en bateau, accompagnés de Carole et Ludo (des amis calédoniens également en vacances en Polynésie).
Nous sommes allés au "lagon bleau", à une heure de bateau du village. Il s'agit d'un "mini" lagon dans l'immense lagon principal. 
Ce magnifique lagon peu profond, à l'eau turquoise, parcouru par des bébé requins pointe noire, est entouré de petits îlots de sable blanc aux nuances rose-orangées et de cocotiers.
Une très belle journée organisée avec notre pension. Menu de poisson cru et thon grillé le midi, accompagné de pain coco.

Lagon bleu
En route pour l'îlot voisin (les tâches dans l'eau, ce sont des bébés requins;)
Lagon bleu
Lagon bleu
Lagon bleu
Bébés pointes noires, attirés lorsque nous avons rincé notre vaisselle dans l'eau
En partant, nous avons fait un peu de snorkeling à partir du bateau, les petits (moins d'un mètre) requins pointes noires (inoffensifs, à moins de leur secoué un poisson sous le nez) y sont nombreux.

Requins pointe noire d'un mètre environ
Requins pointe noire d'un mètre environ
Nous avons ensuite jeter les restes du dîner à l'eau depuis le bateau : un vif succès auprès des requins évidemment !
Nous ne sommes pas des adeptes du "shark feeding". Dans ce cas, il s'agissait des restes de notre repas, pas de nourriture apportée spécialement tous les jours au même endroit pour les touristes.

Requins pointe noire d'un mètre environ, attirés par les restes de notre dîner
Requins pointe noire d'un mètre environ, attirés par les restes de notre dîner... et un requin citron (plus grand) en haut à droite de la photo

Le lendemain nous décollions pour notre dernière étape au Tuamotus, et ce qui se révélera être les plus belles plongées du séjour : l'atoll de Fakarava.

jeudi 18 juin 2015

Tikehau (tuamotus), 2 au 4 mai 2015

Nous arrivons à Tikahau après une très courte escale (15 minutes) à Rangiroa, l'atoll principal des Tuamotus, qui sera notre prochaine destination après Tikehau.
Tikehau vu du ciel
Tikehau vu du ciel
Une fois arrivés au petit aérodrome de Tikehau situé sur le "motu" principal de l'atoll (500 habitants), le gérant de la pension "Chez Justine" nous attend avec les habituels colliers de fleurs de tiaré. 
Il nous explique que sa pension est entièrement occupée par l'équipe de tournage d'une émission de télé réalité allemande. Ils tournent une émission appelée "Adam et Eve" sur un autre motu.
Nous voici donc "surclassés" dans un superbe bungalow (loué normalement au mois) en bordure de plage et de platier, sur le côté "océan" du motu.
Il s'agit d'un vrai petit appartement muni d'une terrasse à la vue imprenable.

La vue depuis la terrasse
La plage avec le bungalow en arrière plan
La plage au pied de notre bungalow
En fin d'après-midi, nous profitons de la marée basse pour aller observer de jeunes petits requins pointe noire chassant les petits poissons dans à peine 20 cm d'eau.

Bébés requins pointe noire
Bébés requins pointe noire
Bébés requins pointe noire
Le lendemain, nous avons effectué nos 2 premières plongées en Polynésie avec le club Tikehau Plongée.
Après quelques minutes de bateau, nous nous arrêtons prèd'une patate de corail en plein milieu du vaste lagon. Il s'agit d'une station de nettoyage souvent fréquentée par les raies mantas. Vu le peu de raies présentes (2), nous avons choisi d'y faire quelques minutes de snorkeling pour ensuite faire nos deux plongées à la barrière.

Raie manta, de très très près :)
Idem :)
Les deux plongées furent très belles : une eau cristalline et chaude, des centaines de poissons, un requin "tapete" (ou albi), une tortue, encore une raie manta. Superbe.

Tombant, très poissonneux
Requin tapete
Fin des plongées
L'après-midi nous avons fait du vélo (notre pension nous avais prêté des torpédos un peu rouillés bien pratiques), et avons bouclé un demi-tour du motu (qui n'est pas bien grand).

Tour du motu
Ensuite nous avons croisé Carole et Ludo, deux amis de Calédonie partis aux mêmes dates que nous un peu par hasard. Nous n'avions pas synchronisé nos itinéraires mais nous sommes beaucoup croisés pendant le séjour.

Impressionnants rouleaux aux pieds de notre bungalow
Coucher de soleil
Carole et Ludo
Le soir, sur les conseils des locaux, nous sommes allés  au bout de la jetée à la petit marina de l'atoll. A cet endroit, des spots éclairent l'eau et, presque tous les soirs, des raies manta profitent de la lumière pour tourner inlassablement dans l'eau et manger le plancton rendu visible par la lumière. Un spectacle fascinant.

Raie manta en train de se nourrir
Et deux vidéos de la "danse de la bouffe" des raies mantas :



Le lendemain, dernier jour sur l'île, nous avons bouclé le tour du motu commencé la veille et avons rejoint l'aéroport vers midi, direction Rangiroa.

La vue au réveil
Tour du motu
Tour du motu
Tour du motu
Tour du motu
Village de Tikehau

samedi 30 mai 2015

Arrivée et séjour à Bora Bora, 29 avril au 2 mai 2015



Se rendre en Polynésie française au départ de Nouméa implique de passer la ligne de changement de date, ce qui nous aura fait rire tout le séjour.
Nous sommes donc partis le jeudi 30 avril de Nouméa pour arriver, après 5h30 de vol, le mercredi 29 avril à Papeete ; c’est la magie des fuseaux horaires :)

Nous avions prévu de décoller dès le lendemain pour les îles (et de visiter Papeete plutôt à la fin du voyage) et avions donc trouvé un logement simple, proche de l’aéroport, et comprenant les transferts : le bed and breakfast de Fare Hau (seulement 4 chambres).
La propriétaire nous attendait avec des colliers de fleurs fraîches… Bienvenu en Polynésie !

Le lendemain matin (nous étions de nouveau jeudi donc :), nous revoilà à l’aéroport avec un boarding pass annonçant "Papeete – Bora Bora" :)


Bora Bora vue du ciel
Bora Bora vue du ciel

Après une demi-heure de vol, nous voici à l’aéroport de Bora, situé sur un « motu » (îlot) au large de l’île principale. Ce fût l’occasion de constater que Bora est une destination de luxe : des bateaux privés récupèrent les clients des hôtels situés sur d’autres motus (où il est possible de dépenser l’équivalent de notre loyer, voir même de notre salaire, pour une nuit dans un bungalow sur pilotis).
Pour nous ça sera la navette pour le commun des mortels, qui nous fera traverser le lagon turquoise (c’est le même pour tout le monde après tout) direction Vaitape, ville principale de l’île. 

Nous arrivons finalement à la pension Noni à la sortie de la ville (nous devions avertir la gérante de notre pension par téléphone pour qu’elle vienne nous chercher, son téléphone étant en dérangement, nous voilà julien, moi et nos sacs, sur la mobylette que nous avions prévu de louer ce jour-là, heureusement que la pension était toute proche). La pension est très correcte, et la gérante, une mamy très gentille.
Nous repartons avec notre scooter (sans les sacs cette fois) pour faire le tout de l’île ; qui s’avère magnifique.

Plage de Bora Bora
Bora Bora
En Polynésie ils ont des espèces de "hamacs" pour bateaux :)
Bora Bora
Bora Bora
Bora Bora
Lagon de Bora Bora
Nous avons mangé dans un snack de Matira en bord de plage avec vue sur le lagon.

Snack de Matira

Le soir, c’est l’occasion pour nous de découvrir une institution polynésienne : les roulottes.
Celles-ci se rassemblent à partir de 18h sur la place de Vaitape, sortent les braséros pour faire griller les brochettes, les tables, les chaises en plastique, et la musique (en général des remix très moyens :).
Nous y avons mangé un chao men, plat chinois servi dans à peu près tous les snacks de Polynésie : des nouilles, du poulet et des légumes. Les portions sont généreuses, un plat pour deux suffit !

Le lendemain, nous avons loué un petit (très petit) bateau en allu avec un petit (très petit) moteur (6 cv), pour faire le tour de l’île. Nous avons préféré cette formule aux excursions sur des bateaux de trente personnes et on ne l’a pas regretté.
Nous avons faite escale sur les motus, sommes passés à côté des bungalows sur pilotis, avons profité de l’eau cristalline et chaude, vu de nombreux poissons et raies, bref le paradis (le tout en prenant beaucoup de photos) !

Lagon de Bora Bora
Lagon de Bora Bora
Motu, lagon de Bora Bora
Lagon de Bora Bora
Lagon de Bora Bora
Aux commandes :)
Lagon de Bora Bora
Lagon de Bora Bora
Lagon de Bora Bora
Bungalows sur pilotis, lagon de Bora Bora

Le samedi 2 mai nous reprenions l’avion direction l’atoll de Tikehau dans l’archipel des Tuamotus, avec pas mal de plongées en perspectives ! Suite au prochain numéro :)

samedi 23 mai 2015

Polynésie Française, 30 avril au 17 mai 2015

La Polynésie Française est une collectivité d'outre-mer française située dans le Pacifique Sud à environ 6 000 km à l'Est de l'Australie et à 4 600 km (à l'Est également) de la Nouvelle-Calédonie.
Localisation de la Polynésie Française
La Polynésie Française est composé de 118 îles (dont 67 habitées) réparties en 5 archipels : l'archipel de la Sociétés, les Tuamotus, les Marquises, les Gambier et les Australes. Ces îles sont dispersées sur une zone grande comme l'Europe.

Carte de Air Tahiti : toutes les îles de la Polynésie Française placées sur la carte de l'Europe pour visualiser l'éloignement (les noms en rouge sont les îles que nous avons visitées, soit 4 îles)
En gros, si on place l'île principale, Tahiti, à Paris, les Marquises sont en Suède !

La Polynésie est habitée par les polynésiens, grands navigateurs du Pacifique, faisant partie du groupe des Austronésiens, auxquels appartiennent également les Mélanésiens, habitants notamment de la Nouvelle-Calédonie.
Ils habitent la Polynésie Française (à ne pas confondre la Polynésie tout court comprenant également d'autres pays) depuis le 2ème siècle avant JC (1ère implantation aux Marquises).

Leur culture s'exprime notamment via leurs tatouages traditionnels, leur danse, leurs fameuses pirogues à balancier (va'a), leurs colliers et couronnes de fleurs de tiaré offertes notamment pour souhaiter la bienvenue, le monoï, etc.

Les explorateurs européens ont commencé à découvrir ces îles à partir du 16ème siècle.
Les années 1840 sont marquées par l'implantation coloniale française, d'abord aux Marquises puis à Tahiti. Les îles encore indépendantes à l'époque et composant l'actuelle Polynésie Française rejoignent le protectorat français entre 1887 et 1901. Le territoire passe du statut de "colonie" à celui de "territoire d'outre-mer" en 1946.

Les îles de Polynésie sont d'origines volcaniques et résultent de l'activité de points chauds créant ces chapelets d'îles. Lorsqu'une île volcanique se forme, le corail commence alors son travail de constructeur autour de l'île. Une fois que le mouvement des plaques tectoniques a déconnecté le volcan de son point chaud (fixe, qui forme alors une 2ème île), celui-ci s'affaisse.

Point chaud
La barrière de corail continue de se construire et un lagon de forme alors entre cette barrière et l'île (de plus petite taille suite à son affaissement). Une fois l'île complètement disparue, seul la barrière de corail reste, formant un atoll.

Formation d'un atoll

L'île principale de Polynésie Française est Tahiti et sa capitale Papeete. La Polynésie compte 260 000 habitants dont plus de 180 000 habitent à Tahiti et 26 000 à Papeete.

La monnaie est la même qu'en Nouvelle-Calédonie : le franc pacifique (1 € = 119,33 Fcfp).

L'économie du pays repose principalement sur le tourisme. Notons également la perliculture (les célèbres perles colorées de Tahiti), le coprah, la pêche, etc.

Le paradis décrit par les navigateurs tels que Magellan, Cook, Bougainville, les célèbre mutinés du Bounty, etc., ainsi que par les GI's américains basés à Bora Bora pendant la guerre du Pacifique, ont créé et entretenu le mythe des ces îles, des vahinés, etc.
La Polynésie est donc très prisée des touristes Australiens, Américains et Européens, dont certaines îles (et principalement Bora Bora) sont une destination d'un tourisme de luxe.
Les Tuamotus, que nous avons privilégiées pendant ces vacances, sont un paradis pour les plongeurs du monde entier.
Notre prochain post sera consacré à la première île que nous avons visitée : la mythique Bora Bora.

Pour en savoir plus : demandez à Google ;)